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[miam042] Paco Meralgo

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Deuxième soirée à Barcelone, deuxième tournée de tapas. Après avoir sauté le déjeuner et marché plusieurs heures dans la ville, inutile de dire qu’on avait faim, très faim même. Le choix pour dîner est limité le dimanche. Toutefois, par chance, j’avais lu de bonnes choses sur Paco Meralgo, situé non loin de notre hôtel.

Pan tomaquet

Pan tomaquet

Arrivés sur place, on sent déjà que ça n’est pas tout à fait comme Tapaç 24. Certes, il s’agit toujours de manger des assortiments de petits plats sur un comptoir ou une table haute, le tout arrosé d’un peu de cava

(vin pétillant, ici pas mauvais, au demeurant). La carte est longue comme le bras, et les produits de la mer y occupent une bonne place. Le service y est moins survolté que chez Tapaç 24, et l’on se sent du coup moins pressés pour manger, ce qui nous permet d’être plus à même d’apprécier ce qui nous est offert. Peut-être était-ce l’effet « dimanche », mais l’établissement était plein à craquer, quelques personnes faisant le pied de grue en attendant, parfois longtemps, qu’une place se libère. Notre serveur était très agréable, gentiment hardi, mais absolument pas méchant et plutôt rigolo.

Patatas bravas

Patatas bravas

Pour les plats, c’était globalement meilleur que ce que l’on avait pu déguster la veille, à l’exception du bikini que j’avais préféré truffé. Qu’il s’agisse des fleurs de courgettes à la mozzarella, de l’aubergine frite, des patatas bravas, des légumes grillés, tout était très bien réalisé, très fin, excellent, du niveau d’un très bon restaurant, tout simplement. Cependant, on tombe de nouveau sur quelques bouchées trop salées à notre goût. D’accord, je ne mange pas très salé, mais ma compagne de table – et dans la vie – un peu plus, et même pour elle, c’était trop. Mais au-delà de ces tapas « cuisinés » fort intéressants, les fruits de mers étaient tout simplement fantastiques, et notamment ces langoustines à la plancha si savoureuses et soyeuses, ou cette coquilles saint-jacques énorme, rôtie et gratinée à l’oignon. On s’en lèche encore les babines. Seules les huîtres, elles aussi gigantesques, étaient peut-être « seulement » bonnes, mais pas extraordinaires.

Langoustines à la plancha

Langoustines à la plancha

En revanche, une vraie déception : les côtelettes d’agneau panées. La panure, grossière, était surabondante et masquait complètement la viande… bref, un plat bidon dans un restaurant où tout le reste est pourtant très bien tourné. Dommage !

Alors c’est vrai, les prix sont plutôt élevés, mais au restaurant comme ailleurs, la qualité a un prix. Et à vrai dire, les 120 EUR pour deux, avec tout ce que l’on a mangé, ils n’étaient pas volés !

L'énorme saint-jacques !

L'énorme saint-jacques !

Malgré tout, il y a quelque chose qui me chagrine un peu dans tout ça… Le concept du bar/restaurant à tapas, me plaît certes beaucoup, surtout quand, à l’exemple de Paco Meralgo on peut y manger d’excellents produits de façon informelle et à un coût somme toute limité. La possibilité de moduler son repas selon son appétit, ne pas devoir se cantonner à choisir de « sauter » le dessert ou l’entrée, goûter à un grand nombre de mets différents (ou reprendre cinq fois le même !), partager les assiettes avec les autres personnes autour de la table, c’est inestimable. Et pourtant, pourtant, aussi bon, ludique et convivial que cela puisse être, je n’ai ressenti aucune magie particulière se dégager de ces lieux. Il y manque peut-être la griffe d’un chef. Qu’il soit bon, mauvais, dans un grand jour ou au contraire peu inspiré, à la limite, qu’importe.

Huîtres

Huîtres

J’aime bien sentir que, derrière tout ça, il y a quelque chose d’autre qu’une machinerie bien huilée et des préparations calibrées. Ici, mais peut-être était-ce dû à ma fatigue, ça ne m’a pas frappé. Pourtant je garde par exemple un souvenir assez ému d’un dîner tardif à Yakitori Totto, où, pourtant, quelques employés se contentent de faire cuire leurs brochettes à mesure qu’on les commande…

Paco Meralgo
Ouvert 7j/7
+33 93 430 90 27
c/ Muntaner 171
(au coin de la rue Còrsega)
08036 Barcelone
http://www.pacomeralgo.com

Légumes grillés

Légumes grillés

[miam041] Tapaç 24

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Arrivée à Barcelone. Sept heures de transit dans les jambes, ça creuse. Vite, il faut aller se goinfrer de tapas, histoire de se sustenter, bien sûr, mais également de goûter à l’ambiance de la ville. Peu aventureux de nature, j’avais déjà prévu le coup : ce soir là, ça sera Tapaç 24, un très populaire bar à tapas situé non loin de l’université de Barcelone, à proximité du vieux centre. Sa réputation tient notamment à la personne de son fondateur, Carles Abellan. Ca ne vous dit probablement rien. A moi non plus, d’ailleurs, avant de « préparer » ce séjour. Ce chef a ouvert il y a quelques années un établissement à mi-chemin entre le restaurant et le bar à tapas aux accents modernistes et « globalisationnistes », Commerç 24. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que Abellan a fait ses armes chez Ferran Adrià au célébrissime el Bulli – contre lequel j’ai une petite dent pour n’avoir pas accepté nos demandes de réservation pour 2009… il faut dire qu’avec moins d’une chance sur cent de décrocher une place, ça aurait été trop beau de gagner au premier coup ! Je m’égare. Le succès aidant, Abellan finit par ouvrir quelques temps plus tard un lieu plus traditionnel aux préparations néanmoins soignées, ce fameux Tapaç 24.
Nous arrivons donc en terre promise, à la Career de la Diputacio où, après une longue marche depuis notre hôtel. Il faut faire la queue, soyez prévenus. Arrivés relativement tôt (à l’échelle barcelonaise !), nous n’avons attendu que deux ou trois minutes. D’autres, moins chanceux ou en nombre plus important, ont dû patienter une bonne demi-heure en lorgnant sur les petits plats défilant sur les tables et au comptoir.

Les fameux bikinis aux brisures de truffe

Les fameux bikinis aux brisures de truffe

Quelques serveurs parlent anglais, mais pas tous. Evidemment, comme on ne parle pas un mot d’espagnol, on s’est retrouvé avec celui qui ne parlait pas un mot d’anglais (sans parler du français !). Le langage de l’estomac étant universel, on parvient tout de même à se faire comprendre sans trop de problème. Ah oui, j’oubliai, la carte traduite en anglais a légèrement aidé également ! Si l’on peut mettre un certain temps à faire son choix, étant donnée la longueur d ela carte, les plats arrivent et défilent en revanche extrêmement rapidement. Une bouchée par ci, gloup, gloup, une autre bouchée par là, re-gloup, et voilà que débarque une nouvelle assiette. On a encore faim, on recommande, même schéma. Et puis pouf, une fois tout ça terminé, plus rien. Comme on n’est pas des sauvages, on demande à payer, car on imagine vaguement que là-bas, ça se fait aussi. S’ensuit une longue attente. Ouf, la cuenta arrive. La carte était déjà astucieusement sortie, on la pose rapidement, mais il faut encore attendre. Bref, tout ça pour dire que si tout va très vite en cuisine, ça n’est pas forcément aussi simple niveau service, plus occupé à servir et desservir les tables qu’à encaisser. Ce qui est dommage c’est que tout ce temps là, on l’aurait bien pris pour manger un peu plus calmement. Mais ça tourne, ça défile, ça carbure ; ça bruisse et ça chauffe : pas question pour les estomacs de flancher ou pour les maxillaires de se décrocher ! Voilà pour l’ambiance.
Et comment on y mange à Tapaç 24 ? Dans l’ensemble, c’est plutôt bien, voire très bien. Le problème, c’est que nombre de plats sont gâtés par une utilisation plus que généreuse de la fleur de sel. Ainsi, après une appétissante tortilla, plutôt que d’en commander une seconde, on a plutôt envie de quelques litres de bière. Même le dessert, chocolat salé et huile d’olive était beaucoup beaucoup trop salé. Si le McFoie Burger, petit hamburger dans lequel du foie gras est fondu sur le steak n’était pas mal du tout, c’est surtout le bikini que je retiendrais. Il s’agit d’un petit croque-monsieur à la mozzarella et jambon ibérique, ici agrémenté de brisures de truffes rendant le tout divin : on en a repris tant on a apprécié ! L’idée est vraiment simple, mais excellente, le genre de plat que l’on se voit bien faire à la maison.
A noter, ce dernier tapas est un des plats « signature » de Commerç 24, désormais servi à Tapaç 24. Je me demande si ça n’est pas également le cas du McFoie Burger. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Simplement parce que j’ai l’impression que, finalement, malgré une différence de prix certaine, Commerç 24 est probablement bien plus intéressant que son petit frère… on verra ça la prochaine fois !

Tapaç 24
Ouvert du lundi au samedi 8h-0h
+34 93-488-0977
Diputació 269
Barcelona