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Relæ

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2011 aura été l’année des redites, en termes de voyages et de restaurants visités notamment. On s’est donc retrouvé à Copenhague moins de 12 mois après notre précédente visite, qui aura été l’occasion d’un excellent repas à Noma. Et il faut dire que c’était aussi un peu pour s’y attabler de nouveau qu’on avait fait le voyage.
Toutefois, Copenhague recèle d’une multitude d’autres adresses plus ou moins connues. En l’espace d’un week-end prolongé, impossible évidemment de toutes les visiter. S’il y a un nom qui revient régulièrement, c’est bien celui de Relae, tenu par Christian Puglisi. Ce jeune chef a fait ses armes, entre autres, à Noma, et semble assumer pleinement son pedigree.


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noma

L’album photos

Tout a sûrement déjà été dit sur Noma. Meilleur restaurant du monde selon le « classement » S.Pellegrino, recours à la cueillette, parti pris très locavore, réinvention des traditions danoises grâce aux techniques culinaires contemporaines… Ce restaurant qui animait quasi-uniquement une certaine frange des blogs et forums gastronomiques il y a quelques années est devenu un sujet de conversation mondain. Plusieurs pages sur Redzepi dans un « Elle » récent, pensez-donc ! Voilà de quoi me rebuter, a priori. Pourtant, cela faisait plus de trois ans à l’époque que je souhaitais y aller. Car derrière toute cette agitation médiatique, tous les avis convergeaient, pour admettre que cela en valait la peine. J’ai donc fini par me résoudre à frapper frénétiquement sur la touche F5 de mon clavier un matin de juillet 2010 et bingo ! j’avais enfin la réservation tant attendue. S’ensuivirent trois mois d’une attente difficilement contenue.

Puis le jour du repas arriva enfin. J’avais au préalable demandé le fameux « nassaaq », le menu le plus complet, permettant de déguster 12 plats, entre grands classiques de la maison et créations plus récente. On saute donc dans un taxi pour arriver tôt. A 11h59, nous sommes devant la porte d’entrée. Nous ressortirons enchantés après 4h30 d’un repas n’ayant connu qu’une seule fausse note.
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Pierre Gagnaire – avril 2010

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Pierre Gagnaire, c’était ma première expérience d’un restaurant noté trois étoiles par le guide Michelin. Je l’avais approché avec appréhension : dépenser autant d’argent pour un repas m’effrayait forcément, d’autant que ça n’est pas une table réputée pour sa régularité. Mais je savais que d’une certaine façon, la cuisine de Gagnaire me parlerait. Ce fut le cas. J’en sortis donc émerveillé, et repense encore parfois à certains plats dégustés ce soir là. Ce premier dîner là-bas contribua grandement à me pousser dans cette quête de d’émotions gastronomiques toujours plus fortes. Pourtant, avec le recul et un peu plus d’expérience de ce type de repas, je réalise que ce n’était pas parfait, loin s’en faut.

La peur d’être déçu lors d’une revisite, et l’offre en matière de restauration haut-de-gamme considérable sur Paris, ont fait que je n’y étais pas retourné.
Puis, début 2010, la vie a précipité les choses : nouvelles opportunités, nouveaux horizons. Avant cela, j’avais fait le plein d’expérience gastronomiques lors d’un voyage au Japon, qui restera peut-être le plus incroyable de ma vie. Mais je n’aurais pu quitter Paris sans boucler la boucle. La décision de me rendre chez Gagnaire pour le dernier repas avant mon déménagement s’imposa naturellement.
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Dons de la Nature

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Lorsque l’on évoque la gastronomie japonaise, on pense bien souvent à ce que le pays a à offrir en termes de poissons et autres fruits de mer. Toutefois, un autre produit de grande réputation, mais quasi-introuvable en Europe, fait couler beaucoup d’encre et de salive : le boeuf wagyu, appellation regroupant diverses races bovines. Celles-ci sont utilisées pour leur propension à fournir une viande très marbrée, donc riche en graisse intra-musculaire, qualité très recherchée. Si l’exemple le plus souvent cité est celui du boeuf de Kobe, d’autres régions comme Matsusaka ou Kagoshima sont tout aussi réputées pour leur production bovine.

Pourtant, après avoir caressé le rêve de goûter à ce produit légendaire, je m’étais résigné à laisser cela pour une prochaine ça, ayant du mal à me faire à l’idée de dépenser des sommes folles pour un « simple » steak. Puis, lors d’un dîner au ryokan Iwaso, nous fut servi un sukiyaki à base d’un boeuf très marbré. La première bouchée passée, je me rendis compte de mon erreur : je ne savais pas quand je reviendrai au Japon, il fallait donc que je déguste un steak avant de quitter le pays.
Comme il m’avait été de toute façon impossible de réserver pour Kawamura, qu’un post de Gastroville m’avait fait connaître, j’hésitais entre deux autres noms réputés de la scène tokyoïte : l’illustre Aragawa ou le moins connu Dons de la Nature. Après consultation de diverses sources sur internet, c’est pour ce dernier que je me décidai alors de réserver. Et grand bien m’en a pris.
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Aronia de Takazawa

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S’agissant des réservations de restaurants lors de notre séjour au Japon, j’avais souhaité mettre l’accent sur ceux offrant, tant que faire se peut, quelque chose d’inaccessible en France. J’avais donc, évidemment, mis l’accent sur ceux qui touchaient aux produits de la mer, et notamment, mais pas uniquement, sous forme de sushi.

Pourtant, l’une de mes premières réservations fut à Aronia de Takazawa. Il s’agit d’un micro-restaurant de deux tables, accueillant donc un maximum de 8 convives par soir, et avec menu imposé, le seul choix étant celui du nombre de plats. Ce qui m’y a amené ? Un certain culte semble voué à son chef, au Japon, les photos du site m’avaient intrigué… et des commentaires élogieux lu cà et là avaient fini par me convaincre.
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