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Le Supercoin

Depuis quelques années, les choses commencent à bouger en matière de bière en France en général, et à Paris en particulier. Ca n’était pas trop tôt, quand on voit ce qui se passe ailleurs dans le monde. Ouverture de nouvelles caves à bière, éclosion de nombreuses brasseries, tombée des tabous en matière de création… Pour autant, on ne peut pas dire que l’offre en matière de bars disposant d’une sélection de qualité soit abondante.

Le Supercoin vient combler une partie de ce vide dans la capitale. C’est un bar à bières, certes, mais aussi un agréable bistrot de quartier se transformant à l’occasion de quelques soirées en un lieu festif animé de concerts ou DJs à tendance indie pop, rock, et j’en passe. Les amateurs de foot pourront (le matos n’est pas encore installé) également venir y regarder quelques matches en semaine.

En matière de bières, la carte est aujourd’hui exclusivement constituée de références françaises. Brasseries du Mont Salève, des Guarrigues, du Pintadier, Fleurac, Craig Allan, la Franche, bref la fine fleur du monde brassicole français sont notamment représentées. Actuellement à la pression, on peut y déguster l’Agent Provocateur, belle réalisation de Craig Allan, manière d’IPA belgisante qui peut constituer une excellente passerelle vers les bières plus généreusement houblonnées et la Franche Galle, excellente bière blanche de la brasserie La Franche. Pour parfaire le tout, les prix restent particulièrement sages : 3,5 EUR le demi (2.5 EUR entre 18h et 21h), 3,5 EUR les bouteilles au format 33cl et 8 EUR pour les 75cl.
Et ceux qui ne goûtent pas (encore) à la bière artisanale pourront s’abreuver de la « blonde ordinaire » à 2,5 EUR le demi / 4 EUR la pinte.

Pour être tout à fait complet et franc, je précise que le Supercoin c’est le projet commun de Claudia et Philippe, deux très bons amis de longue date. Je ne doute pas une seule seconde de leur capacité à faire vivre et prospérer ce bar. La soirée d’ouverture était particulièrement réussie, et ça n’est qu’un début… bref, il faut s’y ruer dès que possible !

Le Supercoin
3, rue Baudelique
75018 Paris
M°Jules Joffrin / Simplon / Marcadet Poissonniers
http://www.supercoin.net

L’Arpège – juin 2011

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J’ai eu 30 ans cette année. Ca change quoi ? Absolument rien. Mais un anniversaire, c’est l’excuse parfaite pour se payer un bon restau. Et comme je ne reviens à Paris qu’assez rarement, et que par rapport à la Suisse, même les établissements les plus réputés semblent presque bon marché, c’est sans remord que j’ai décidé de retourner à l’Arpège.
J’étais en vacances, y aller pour déjeuner semblait donc être l’option idéale. Certes à 115 EUR le menu, essentiellement axé sur les légumes, ça reste un luxe indécent, mais relativement plus raisonnable qu’au dîner.

Cette seconde visite a confirmé l’enthousiasme suscité par ma première visite du restaurant, deux ans plus tôt, presque jour pour jour.
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Pierre Gagnaire – avril 2010

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Pierre Gagnaire, c’était ma première expérience d’un restaurant noté trois étoiles par le guide Michelin. Je l’avais approché avec appréhension : dépenser autant d’argent pour un repas m’effrayait forcément, d’autant que ça n’est pas une table réputée pour sa régularité. Mais je savais que d’une certaine façon, la cuisine de Gagnaire me parlerait. Ce fut le cas. J’en sortis donc émerveillé, et repense encore parfois à certains plats dégustés ce soir là. Ce premier dîner là-bas contribua grandement à me pousser dans cette quête de d’émotions gastronomiques toujours plus fortes. Pourtant, avec le recul et un peu plus d’expérience de ce type de repas, je réalise que ce n’était pas parfait, loin s’en faut.

La peur d’être déçu lors d’une revisite, et l’offre en matière de restauration haut-de-gamme considérable sur Paris, ont fait que je n’y étais pas retourné.
Puis, début 2010, la vie a précipité les choses : nouvelles opportunités, nouveaux horizons. Avant cela, j’avais fait le plein d’expérience gastronomiques lors d’un voyage au Japon, qui restera peut-être le plus incroyable de ma vie. Mais je n’aurais pu quitter Paris sans boucler la boucle. La décision de me rendre chez Gagnaire pour le dernier repas avant mon déménagement s’imposa naturellement.
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Le Cinq, novembre 2009

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Je retourne rarement plusieurs fois dans un même restaurant. Pas que je sois un éternel instatisfait, non, mais il y a tout simplement tant de choix à Paris qu’il serait dommage de se limiter à une poignée d’adresses. Certes, je retourne deux ou trois fois par an à la Régalade, parce que c’est pratique, pas trop cher et toujours bon, régulièrement excellent. Autre exception notable à cette règle : Le Cinq. J’étais un peu passé à côté de la première expérience, la deuxième m’avait déjà un peu plus enthousiasmé. Pourtant, aucun de ces deux repas ne fut parfait, loin s’en faut, et surtout, je n’avais toujours pas goûté ce plat emblématique de Briffard : le pithiviers de gibiers à plumes.J’étais bien décidé à foncer dessus cette année. Et puis, pour une occasion très spéciale, j’avais envie d’un restaurant où je savais que l’on serait à l’aise avec le service. Le choix s’est donc naturellement imposé : il fallait que je retourne une troisième fois au Cinq. L’abnégation, ça me connaît.

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[miam053] La Grande Cascade

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C’était il y a longtemps, déjà.  Quatre mois, à quelques jours près. Un cocktail de paresse (beaucoup), de boulot (un tout petit peu) et d’autres occupations m’a empêché d’écrire quelques mots sur La Grande Cascade plus tôt. Il serait toutefois dommage de passer ce repas sous silence. Y ferai-je honneur ? Sûrement pas, mais cela ne coûte rien d’essayer.

Certes pas inconnue, La Grande Cascade ne défraye guère la chronique. Le restaurant jouit d’une petite étoile au Michelin, et est mené par un chef discret, mais directement issu de chez Senderes circa Lucas Carton : Frédéric Robert.

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