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Dons de la Nature

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Lorsque l’on évoque la gastronomie japonaise, on pense bien souvent à ce que le pays a à offrir en termes de poissons et autres fruits de mer. Toutefois, un autre produit de grande réputation, mais quasi-introuvable en Europe, fait couler beaucoup d’encre et de salive : le boeuf wagyu, appellation regroupant diverses races bovines. Celles-ci sont utilisées pour leur propension à fournir une viande très marbrée, donc riche en graisse intra-musculaire, qualité très recherchée. Si l’exemple le plus souvent cité est celui du boeuf de Kobe, d’autres régions comme Matsusaka ou Kagoshima sont tout aussi réputées pour leur production bovine.

Pourtant, après avoir caressé le rêve de goûter à ce produit légendaire, je m’étais résigné à laisser cela pour une prochaine ça, ayant du mal à me faire à l’idée de dépenser des sommes folles pour un « simple » steak. Puis, lors d’un dîner au ryokan Iwaso, nous fut servi un sukiyaki à base d’un boeuf très marbré. La première bouchée passée, je me rendis compte de mon erreur : je ne savais pas quand je reviendrai au Japon, il fallait donc que je déguste un steak avant de quitter le pays.
Comme il m’avait été de toute façon impossible de réserver pour Kawamura, qu’un post de Gastroville m’avait fait connaître, j’hésitais entre deux autres noms réputés de la scène tokyoïte : l’illustre Aragawa ou le moins connu Dons de la Nature. Après consultation de diverses sources sur internet, c’est pour ce dernier que je me décidai alors de réserver. Et grand bien m’en a pris.
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Aronia de Takazawa

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S’agissant des réservations de restaurants lors de notre séjour au Japon, j’avais souhaité mettre l’accent sur ceux offrant, tant que faire se peut, quelque chose d’inaccessible en France. J’avais donc, évidemment, mis l’accent sur ceux qui touchaient aux produits de la mer, et notamment, mais pas uniquement, sous forme de sushi.

Pourtant, l’une de mes premières réservations fut à Aronia de Takazawa. Il s’agit d’un micro-restaurant de deux tables, accueillant donc un maximum de 8 convives par soir, et avec menu imposé, le seul choix étant celui du nombre de plats. Ce qui m’y a amené ? Un certain culte semble voué à son chef, au Japon, les photos du site m’avaient intrigué… et des commentaires élogieux lu cà et là avaient fini par me convaincre.
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Sushiso Masa

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L’un des repas que j’attendais avec le plus d’impatience ! Au contraire d’autres restaurants de sushi tokyoïtes, Masa est pour ainsi dire inconnu en occident. Aucune référence dans les guides, Michelin y compris. J’avais toutefois lu de belles éloges à son propos sur Chuckeats, qui m’ont décidé d’y réserver.

L’arrivée dans le lieu fut plus intimidante qu’à Kyubey : quelques marches pour descendre dans un sous-sol anonyme, une porte à franchir, et l’on débouche dans une salle éclairée par une lumière plutôt crue et où l’espace sonore n’était rempli que par le vrombissement de la ventilation. On ne nous demande même pas si l’on a réservé, et l’on s’installe au comptoir, pouvant accueillir un maximum de 8 personnes.
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Nabura

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Nabura, ça n’était pas tout à fait mon idée, mais celle d’Akiko du restaurant Aronia de Takazawa, qui me l’avait chaudement recommandé. Un petit coup d’oeil sur ce qui s’en disait sur internet avait fini de me convaincre de réserver une table là-bas.

Le restaurant se situe à Roppongi, dans un quartier guère avenant. Toutefois, dès que l’on rentre, après avoir descendu quelques marches, on découvre une petite oasis de volupté. Tout, du petit passage de l’entrée aux saveurs des plats, de la vaisselle aux kimono du personnel de salle en passant par la musique diffusée dans le restaurant y est d’un raffinement extrême.
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Japon 2010

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Cela fait à peine deux mois que l’on est rentrés du Japon, et, déjà, je me dis que j’y retournerais bien. Je ne m’étendrai guère sur les multiples attraits du pays, tout en contraste entre tradition et modernité, avec dix démonstrations d’ingéniosité à la seconde, particulièrement pratique pour le touriste de base, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer. En revanche, je vous préviens qu’il y aura une petite série de posts sur quelques repas au Japon. Ou plutôt, sur quelques repas bien ciblés à Tokyo. Plutôt du haut de gamme, beaucoup de poisson cru. Pourtant, ça serait vraiment dommage de laisser penser que c’est représentatif de la gastronomie du pays. Non, si le Japon est aussi fantastique de ce point de vue, c’est surtout parce qu’il est aussi facile d’y faire un bon repas pour une poignée de yen, au détour d’une rue anonyme, que dans les établissements les plus cotés.
Alors que je me suis toujours méfié des commentaires disant qu’il est impossible de manger dans tel ou tel endroit, je me hasarderais presque à dire qu’il est très très difficile de faire un mauvais repas au Japon. En tout cas, beaucoup plus qu’à Paris, où la médiocrité se tarife parfois cher.

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