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Bières du mois – novembre 2011

Un peu moins de retard cette fois ci… Novembre fut un tout petit mois question nouveautés. J’ai essentiellement réduit mon stock de bières belges classiques, bu un nombre incalculable de Coop Prix Garantie, qui constitue effectivement un assez bon rapport qualité / prix, et partagé quelques bouteilles qui me sont chères avec des amis qui ne le sont pas moins m’ayant fait le plaisir et la surprise de venir passer un week-end en terre genevoise.

Quatre nouvelles bière seulement, toutes d’un bon niveau, mais sans révélation particulière. Bref, plus un problème de riche qu’une diète.

Ca faisait un moment que je gardais dans un coin du frigo la Cuvée du 11e de BFM qui m’avait été offerte par un autre bon ami malheureusement absent lors de sa dégustation. Si les arômes houblonnés de cette bière noire à la mousse beige claire semblaient présager du meilleurs, je dois admettre avoir été ensuite légèrement déçu. C’est là un avis purement personnel : l’aigreur sèche caractéristique de la brasserie, si appréciable dans d’autre styles, sied assez mal à ce type de bière noire. Le houblonnage à cru aurait pu chambouler mes a priori, et apporter toute une dimension supplémentaire, au delà du triptyque malt grillé / amertume sèche / saveurs de cacao, mais intervenait de façon assez subtile dans la finale, apportant des saveurs herbacées non sans rappeler certains cafés. J’ai l’impression d’être passé complètement à côté de cette bière. Peut-être m’aurait-elle plus plu dans la fougue de sa jeunesse…


Un peu déçu également par la Mikkeller Frelser, un Doppelbock très foncé, aux saveurs fruitées, caramélisées… et ça s’arrête à peu près là. Je n’y ai pas de défaut particulier, mais un manque de complexité et de subtilité très frustrant.

La Black Damnation 666 m’aura plus plu, mais j’en attendais tellement qu’il m’a été difficile de ne pas rester sur ma faim une nouvelle fois. Il faut dire que sur le papier, c’était bien parti. Un assemblage de Black Damnation et de Hel & Verdoemenis, deux de mes imperial stouts européennes préférées, en provenance des excellentes brasseries De Struise et De Molen. Malheureusement, il s’agit là d’un exemple où le tout est inférieur à la somme des parties. C’est certes assez complexe, fruité, malté, sucré, ça finit avec une touche de torréfaction amère. Mais le problème est là, cette bière est avant tout un bulldozer, impressionnante de puissance, ce qui peut être une performance en soi. Il y a probablement un moment, des circonstances pour une bière comme celle-ci. Pour moi, ce jour là, c’était à peu près aussi excitant que de regarder du tractor pulling à la télé, dans son salon. Your mileage may vary, comme disent les anglo-saxons.


Du coup, la vraie découverte de mon mois de novembre, ce fut la bière dont je n’attendais rien, une Amager Imperial Brown Ale. Comme souvent avec cette brasserie, c’est amer, un peu plus que ce à quoi on s’attendrait pour le style. Mais c’est aussi des arômes et saveurs caramélisées (le côté brown ale), presque chocolatées même, très douces, beaucoup de corps (voilà pour l’”imperial”) une jolie harmonie et beaucoup de longueur. Ca fait très bien le boulot, surtout en plein automne.

A part la BFM, tout cela a été acheté chez erzbierschof.

Bières du mois – octobre 2011

Un mois de retard, encore une fois… ça devient presque une (mauvaise) habitude. Octobre ne fut pas un énorme mois en matière de découvertes.
Parmi les bières vaguement décevantes, la Saison St Feuillien qui, si elle répond bien aux canons du genre, m’aura surtout laissé avec une énorme envie de reboire de la Bon Voeux, ou simplement la Saison Dupont. Pas une catastrophe non plus, mais rien de bien excitant dans la Slaapmustke Bio-Tripel (brassée par De Proef), que j’ai trouvée trop sucrée et fruitée, y compris par rapport à d’autres belges du même genre. Je ne peux pas dire qu’il s’agisse là de mauvaises bières non plus, ce qui me rappelle la chance que j’ai de pouvoir déguster, en moyenne, des choses encore meilleures.

Les quelques bières de la brasserie Rogue dégustées à Barcelone furent globalement d’un bon (Brutal IPA, OREGasmic Ale) voire très bon (Dead Guy Ale) niveau, à l’exception de la Orange Honey Ale, évidemment plutôt fruitée, et également très très marquée par le blé… trop à mon goût.

Encore un cran au-dessus de tout ça, la Port Brewing Mongo IPA, si elle n’a rien d’extraordinaire, est un bon exemple d’IPA américaine fruitée et amère. Evidemment, il y a mieux ailleurs, mais difficile de bouder son plaisir en la buvant.

J’ai également commencé à goûter la série des Stillmans Darach Mor, des bières suisses vieillies dans différents fûts ayant contenu des single malts écossais. Comme j’aime faire les choses dans l’ordre, j’ai commencé par la 10 et la 20, ayant toutes deux vu la couleur de fûts en provenance d’Islay (distillerie non précisée pour la 10, Bowmore pour la 20). Evidemment, la typicité des whiskies de cette île ressort très nettement dans ces bières développant des arômes tourbés très marqués, accompagnés de notes plus sucrées de malt et de caramel. Elles restent toutefois suffisamment subtiles pour pouvoir être appréciées sur la longueur, évitant là le principal écueil des bières aux goûts fumés/tourbés agréables à la première gorgée, lassantes à la troisième et écourantes au-delà. La version 20 est peut-être un peu plus équilibrée, plus ronde, mais n’ayant pas fait la dégustation des deux simultanément, il m’est difficile de les comparer de manière beaucoup plus précise.

Les bières qui vont suivre jouent dans le registre de l’excellence. Deux breuvages en provenance de Cigar City m’auront marqué. La Guava Grove, pour commencer. Il s’agit d’une ale forte de style belge brassée avec de la goyave, dégageant des arômes d’esters particulièrement agréables, et aux saveurs également fruitée, finissant sur une note sèche et épicée, rendant le tout particulièrement harmonieux. La Jai Alai IPA, ensuite : c’est la bière qui sert de base à l’Humidor IPA, l’une de mes favorites dans le genre. Et ça se sent : si l’absence de vieillissement sur du cèdre est clairement perceptible, j’aurais du mal à départager les deux d’un point de vue qualitatif. On retrouve les arômes floraux, les fruits exotiques (pamplemousse, mangue, notamment), une touche de résine, et la finale franchement amère… le tout habillé de cette indescriptible et magique complexité qui fait le goût Cigar City.

Pour terminer, encore une bière suisse : la Cuvée Délirante brassée à BFM en collaboration avec Spike de Terrapin. Oui, j’en ai déjà parlé en août, mais c’était sur la fin d’une séance de dégustation assez longue, et j’ai envie d’enfoncer le clou. Il s’agit d’un “Barley Ryne” : comprendre par là, un Barley Wine brassé avec 20% de seigle ayant subi un vieillissement en fûts de rhum. Une bière ne dégageant quasiment aucun gaz aux saveurs multiples mais parfaitement bien intégrées et définies. Cela commence par du sucré, du fruité, puis le boisé, le seigle apportant des accents plus rustiques au tout. L’amertume arrive plus tard, de manière d’abord peu perceptible, puis devient plus franche, pour enfin prendre complètement le dessus de façon très persistente, manière de point d’orgue à la dégustation. Ruez-vous dessus avant qu’il n’y en ait plus.

Bières achetées chez Erzbierschof pour la plupart, ou bues à Barcelone au George & Dragon pour les Rogue et la Slaapmustke. Ce dernier a d’ailleurs la bonne idée de se trouver juste à côté de l’excellentissime Tapaç24, dont je devrais reparler ici même dans quelques jours, si je retrouve un peu de courage pour ça.

Bières du mois – août 2011

Août fut un mois plutôt intéressant en matières de bière. Cela tient surtout au fait que j’ai eu la chance de pouvoir visiter le tout nouveau Bar Erzbierschof pour une séance de dégustation en très bonne compagnie. On y aura bu de l’excellent comme du moins bon. C’est bien, ça permet d’apprécier d’autant mieux la qualité du travail des bons brasseurs.

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Bières de la semaine 24/2010

Ninkasi Blonde, Ninkasi Ambrée

Deux bières de cette brasserie lyonnaise, assez en vue actuellement : la blonde et l’ambrée, plutôt classiques a priori.
Cela se confirme très rapidement à la fois dans le verre et en bouche. La Blonde est bien faite, légèrement fruitée et donnant légèrement dans le houblon, mais sans excès. C’est sans grand éclat, sans surprise, mais on sent que la brasserie maîtrise son sujet, ce type de bière légère et peu alcoolisée n’étant finalement pas le plus simple à réussir.
L’ambrée était finalement peut-être presque moins convaincante. On a clairement affaire à la même brasserie, même si celle-ci délivre des saveurs plus maltées et épicées. Bien.
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Bières de la semaine 23/2010

Unibroue Eau Bénite
Unibroue Eau Bénite
Contrairement aux autres Unibroue dégustées ces derniers temps, je ne connaissais pas l’Eau Bénite. D’ailleurs, impossible d’en trouver trace sur le site de la brasserie. Il ne s’agit pourtant pas d’une nouvelle bière dans la gamme, car j’ai pu trouver trace de notes de dégustations de celle-ci remontant à plusieurs années. Sa production aurait-elle en revanche été arrêtée entre temps ?
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