Bières de la semaine, 22/2010
Mikkeller – Monk’s Elixir
La semaine passée, Mikkeller m’avait enthousiasmé grâce à la It’s Alive, cette fois ci c’est une déception avec la Monk’s Elixir.
Celle-ci a également été brassée chez De Proef. Comme son nom le suggère fortement, cette bière se veut un hommage aux bières trappistes, et plus spécifiquement les quadruples à la Rochefort 10.
L’apparence brune sombre, avec une mousse légèrement marronâtre semble de premier abord confirmer qu’on est bien en présence de ce style. Au nez, on retrouve des arômes habituels pour ce genre de bière, fruits secs, malt et levure notamment. Problème : en bouche, c’est décevant.
Les goûts confirment ce qui était pressenti au nez, avec un côté sucré/sirupeux, mais guère plus. L’alcool se fait bien ressentir, et le tout laisse place à une longue amertume. En bref, c’est loin d’être désagréable, mais on est loin, bien loin, de la complexité et de la puissance de ce qui se fait de mieux en quadruple (trappiste ou pas).
Si Mikkeller a réellement cherché à reproduire ce type de bière, c’est donc à mon sens un échec relatif, car, s’il existe bien mieux ailleurs, je n’ai pas non plus rechigné à boire deux verres de Monk’s Elixir.
Unibroue – Maudite
Cette ale forte est un grand classique de la brasserie québécoise. De couleur ambrée tirant sur le rouge, elle dégage des parfums épicés que l’on retrouve en bouche. Le gaz y est nettement présent, sans que cela ne soit toutefois gênant. Quelque peu alcooleuse, des notes maltées, plus fruitées lui apportent une autre dimension, en faisant ainsi un très belle bière dont le goût rappelle fortement les doubles belges.
BFM – Cuvée Alex le Rouge
Aaah, la Alex le Rouge… ce fut ma première BFM, il y a quelques mois à peine. Cela reste ma préférée de ce que j’ai pu goûter de leur gamme. Cette “imperial stout jurassienne” est brassée avec moult épices (vanille, poivre de sarawak notamment), et ça se sent. On y retrouve également des notes chocolatées, une touche de fruit, et bien sûr de malt torréfié. L’amertume finale est légère, et les 10,276% d’alcool ne se font finalement que peu sentir. Une excellente bière, mais attention à ne pas attendre d’elle ce que l’étiquette “imperial stout” laisse présager : il ne s’agit pas là d’un rouleau compresseur dévastant tout sur son passage d’arômes puissants et évolutifs comme une Dark Lord, par exemple.
Nørrebro North Bridge Extreme
Au Danemark, il n’y a pas que Mikkeller qui brasse, fort heureusement. Même si ce dernier attire la plupart de l’attention des amateurs de breuvages maltés et houblonnés. Ainsi, Nørrebro, un restaurant-brasserie de Copenhague commercialisant ses bières est également régulièrement cité comme l’une des meilleures brasseries du pays. Cette dégustation de la North Bridge Extreme constituait mon premier contact avec Nørrebro.
De leurs dires mêmes, cette bière a été volontairement conçue dans le style des IPA sud-californiennes, donc a priori très houblonnée et aromatique.
Belle robe ambrée, un nez qui laisse apparaître le houblon, mais également, et c’est la première surprise, des arômes plus souvent associées au malt. Cette première impression est rapidement confirmée en bouche : si le côté végétal et floral conféré à la bière par les grandes quantités de houblon utilisées lors de sa fabrication est bien présent, un goût caramélisé très présent équilibre le tout. L’amertume est moins prononcée que ce à quoi je m’attendais pour ce style.
Bref, si l’appellation d’IIPA n’est peut-être pas tout à fait adaptée à cette bière, j’ai adoré cet équilibre malt/houblon, prouvant que la brasserie danoise est capable d’aller au-delà des stéréotypes américains cités en exemple.

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