[miam011] Sadaharu Aoki

J’aurais bien aimé avoir quelque chose à raconter à propos de Sadaharu, mais pour être très franc je ne sais rien du bonhomme. Il est japonais, mais ça se devine relativement aisément. Son patronyme l’indique, certes, mais sa pâtisserie aussi (et l’accent des vendeuses également, mais c’est une très mauvaise indication, car je doute que Robert Linxe ait des origines nippones, par exemple).

Ne nous méprenons toutefois pas, ça n’est pas Toraya et ses petits délices aux haricots rouges. Ici, c’est de la pâtisserie au sens français, mais tout de fois pas franchouillard.

La boutique Vaugirard est un peu planquée au début de la rue, à deux pas de celle de Christian Constant rue d’Assas. Toute petite, décor très épuré, service discret mais attentionné. Ce à quoi on s’attend a priori, pas de surprise à ce niveau là, donc.

Parmi la sélection des douceurs proposées, on retrouve du très classique, fort bien présenté et exécuté au demeurant, ainsi que des choses retravaillées pour y ajouter une touche japonaise. Ainsi, le thé vert matcha ou le sésame se retrouvent dans nombre de ses pâtisseries, sans toutefois que leurs goûts soient imposés unilatéralement.
Les portions sont celles du luxe parisien : pas très grandes, mais vu la finesse et la qualité des saveurs, difficile d’être très exigeant. Pour la « comfort food » à l’américaine, passez votre chemin.

Zen : fantastique mélange de textures, de saveurs dans un gâteau symbolisant parfaitement la synthèse réalisée par Aoki. Pâte sucrée au sésame, macaron matcha, crémeux de sésame nous rappellent les origines du pâtissier, tandis que la crème chocolat Ivoire et la dacquoise noisette renvoient directement à la tradition française.

Forêt noire : classique, légère, très bonnes cerises. Rien à dire, c’est simplement parfait.

Tarte au caramel salé : exactement ce que c’est censé être. Ca manque peut-être un peu de contraste, la finesse que l’on retrouve ailleurs n’est pas là… ça reste très bon, mais en comparaison avec le reste, on en arriverait presque à être déçu.

Mille-feuilles : mon benchmark en matière de pâtisserie. Record explosé ici. Feuilletage caramélisé d’une très très grande tenue, crème vanillée légère mais avec une vraie présence, présentation sublime… les saveurs se mélangeant en bouche rappellent la crème brûlée. Imparable.

Macarons : originaux, quelques très très bons parfums introuvables ailleurs, mais parfois un peu secs.

Les prix sont ceux attendus dans les boutiques parisiennes de ce standing. C’est cher, mais moins que chez le gros barbu : 4,50EUR en moyenne la petite pâtisserie. Ca serait le double que j’irais encore acheter mon mille-feuilles là-bas (pas tous les jours, tout de même).

Sadaharu Aoki
35, rue de Vaugirard, VIe
01 45 44 48 90
56, bd de Port-Royal, Ve
01 45 35 36 80
Egalement présent au Lafayette Gourmet
Et pour les globe-trotters, deux boutiques à Tokyo… je vous laisse
aller voir les adresses sur le site vous même.
http://www.sadaharuaoki.com

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    • Olivier
    • 15 février 2008

    Alors que je n’étais pas parti pour passer chez Aoki hier, la
    notoriété étouffante de Hermé m’a « contraint » d’y aller.
    Ceci m’a permi de déguster un fabuleux « Citron-Praliné ».
    Sur le papier, ce dôme d’un jaune éclatant parsemé de trois
    demi-noisettes ne paie pas forcément de mine : biscuit macaron, crème
    Ivoire au jus et zeste de citron, feuillantine pralinée… A la
    dégustation, c’est excellent. Le goût du citron est certes omniprésent
    voire puissant, mais sans pour autant emporter la bouche d’acidité. La
    crème Ivoire (le fameux chocolat blanc de chez Valrhona) est opulente
    mais sa richesse parfaitement dosée. Le côté praliné du macaron et de
    la feuillantine viennent contrebalancer la fraîcheur du citron. Le
    tout est à la fois onctueux, fondant, tendre, croquant. Fantastique !

    Egalement goûté, un gâteau dont j’ai oublié le nom, manière d’Opéra à
    la japonaise, avec crèmes au beurre et génoises, parfumées au thé vert
    Mâtcha et au chocolat. Très bon également, mais après le
    Citron-Praliné, ça fait moindre impression.

    En tout cas, allez-y, courez-y, pendant que les autres font la queue ailleurs.

  1. 1 février 2009